LES SAISONS DU TRINKHALL

Nous avons pris la décision de prolonger l’exposition « Visages/frontières » jusqu’au mois de février prochain, donnant ainsi l'occasion de la découvrir à tous ceux qui, contraints par les mesures sanitaires, n’ont pas pu encore nous rendre visite.

Nous n’en proposons pas moins, depuis le 24 septembre, deux nouvelles expositions consacrées à Pascal Tassini et à Pierre De Peet.

Alain Meert et Patrick Marczewski, Le musée idéal, technique mixte, 290 x 185 x 80 cm , 2019. Atelier : Créahm Liège (BE) ©M.Thies/collection trinkhallmuseum

Le musée idéal

Le musée idéal est une œuvre réalisée tout au long de l’année 2019 par un des artistes phares des ateliers du Créahm, Alain Meert, en vue de l’ouverture du Trinkhall. L’artiste a répondu à la question que nous lui avions adressée - Qu’est-ce qu’un musée ? -, par le moyen d’un galion, toutes voiles dehors, où s’exposent nonchalamment dessins, peintures et sculptures. C’est un théâtre de papiers, de cartons, d’objets, présences multipliées, insolites et familières qui se logent exactement dans l’entre-deux des consciences. Le monde entier qui tient dans un bateau : l’arche d’Alain Meert. Et c’est un musée, comme nous le voulons, qui navigue en rêvant parmi les idées, les formes et les émotions. Capitaine de vaisseau, Alain Meert est un pirate. Puissions-nous, au Trinkhall, nous laisser conduire par ses mille sabords et ses hissez ho !

La lettre du Trinkhall

V comme visages, V comme Vandycke - à La Boverie

V comme visages, V comme Vandycke - à La Boverie

L’exposition “V comme visages, V comme Vandycke » se tient au musée de La Boverie jusqu’au 21 novembre. Elle prend place dans la programmation de la première saison du Trinkhall, multiplie hors les murs les visages et les corps qui nous mettent en mouvement. Vandycke, artiste compagnon, nous donne à voir et à éprouver l’essentiel de nos vies.

« Vingt ans après qu'il nous a quittés, l'exposition V comme visages, V comme Vandycke est la première grande monographie consacrée à l'artiste. Au peintre comme au poète puisqu'elle est accompagnée d'une réédition des poèmes par les éditions du Taillis Pré. Elle emporte un autre paradoxe : a priori on ne retiendrait pas Vandycke comme portraitiste. Et pourtant ! Rencontres, accompagnements ! Il faut regarder Bobo, la grand-mère, regard franc devant, les lèvres serrées de détermination, les bras croisés avec les mains épaissies par les lessives, le potager, les travaux ménagers. Il faut regarder les visages d'enfants, presque tous frontaux, clairs, et habités par leurs rêves. Vandycke s'est bien gardé de les rassembler : ils auraient pu vous plaire, jusqu'au malentendu ! Portraits d'amis, portraits de femmes même endormies –des nus aussi bien sûr- c'est alors qu'elles livrent leurs pensées. Des nus qui font paysage.
Le visage est un corps retenu. Innombrables visages saisis au vol sur des feuilles nomades à la terrasse d'un café, au marché, au hasard des rencontres, dans le geste avide et constant de dessiner sur tout ce qui se trouve à portée de main. Autoportraits en vérité, toujours à l'affut des métamorphoses. Visages des bêtes, plus secrets encore, secrètement si proches, tellement mêmes et tellement eux. Terribles visages où nous nous engouffrons, visages dédoublés, aux yeux démultipliés, faces rongées par la mort, bouche ouverte des visages qui ne sont plus que le contour d'un trou ! Tout est cri dans un lieu sans oreilles. Corps du dedans, ils sont foule vibrante dans l'atelier et en dehors, mémoire sans mots des hommes et du vivant qui nous emporte » (Lucienne Strivay, commissaire de l’exposition).

les partenaires du musée
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