EN COURS À VENIR PASSÉS
Elmar SCHAFFER

L'Espagne imaginaire | Trinkhall museum

16.02.2023 à 18h

 

Une soirée en partenariat avec la BiLA - Bibliothèque des littératures d'aventures - et la librairie Livres aux trésors

 

18h : Visite guidée des expositions

18h45 : Début de la rencontre avec les écrivains

ENTRÉE LIBRE - RÉSERVATION SOUHAITÉE

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Dans le cadre de la saison « Des lieux pour exister », Xavier Mauméjean et Nicolas Tellop seront les invités d’une soirée consacrée à l’Espagne imaginaire. Poursuivant certains des questionnements soulevés par l’exposition thématique, Xavier Mauméjean et Nicolas Tellop présenteront également leur actualité : la parution d’El Gordo (Alma éditeur, 2022) et le lancement de leur maison d’édition, Musidora, qui publie la traduction française de L’Anachronopète de l’espagnol Enrique Gaspar. Premier récit où apparaît une machine à remonter le temps, le roman de Gaspar nous permettra de faire le lien avec la troisième saison du musée révélée à cette occasion. 
L’événement est organisé par la BiLA, la librairie Livre aux trésors, le Trinkhall museum, le groupe de contact FRS-FNRS Cultures sensibles et avec le soutien de l’UR Traverses (ULiège).

Les intervenants :
Xavier Mauméjean
Né en 1963, diplômé en philosophie et sciences des religions, Xavier Mauméjean est romancier, essayiste, chercheur, mais aussi auteur de pièces radiophoniques. Ses domaines de prédilection sont la fantasy, la science-fiction et le roman policier.
Il est l’auteur d’une vingtaine de romans dont La cité des faux visages (2017), Ganesha. Mémoires de l’homme-éléphant (2014) ou encore Freakshow ! (2008). Son dernier roman, El Gordo, est paru aux éditions Alma en septembre 2022.
Il a également consacré une grande part de ses recherches à l’auteur américain Henry Darger (Henry Darger. Dans les royaumes de l’irréel, éd. Aux Forges de Vulcain, 2020), mais aussi à la saga de Sherlock Holmes (Sherlock Holmes. Détective de l’étrange, Impressions Nouvelles, 2020).

Nicolas Tellop
Auteur, critique et essayiste, Nicolas Tellop est spécialiste de bande dessinée, de cinéma et de littérature.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont L’Anti-atome. Franquin à l’épreuve de la vie (2017), Snoopy Theory (2018), Les Courses-poursuites au cinéma (2018) ou encore Un songe de Corto Maltese (2019). Il est également rédacteur en chef des hors-séries des Cahiers de la BD et de La Septième Obsession. 


Pourquoi un partenariat avec la BiLA ?
Afin de prolonger et de décliner, ailleurs et autrement, les réflexions initiées par sa collection ou ses expositions, le Trinkhall museum a engagé un partenariat avec la BiLA, la Bibliothèque des Littératures d’Aventures de Chaudfontaine.
Si cette collaboration étonne, a priori, elle s’explique pourtant aisément. En effet, la BiLA et le Trinkhall ont, tous deux, la charge de fonds – littéraires pour l’une, artistiques pour l’autre – qui sont, souvent, relégués aux marges ou aux confins des disciplines instituées. En attestent, par exemple, les termes de « paralittératures » et de « outsider arts ».
Or, la BiLA et le Trinkhall placent au centre de leur projet scientifique et culturel ces créations marginalisées. Loin d’en nier les spécificités, la BiLA et le Trinkhall en assument pleinement le caractère (quasi) inclassable. Les deux institutions entendent éviter, de cette manière, les effets mêmement délétères de la ségrégation et de l’assimilation. Aussi, la BiLA et le Trinkhall inversent l’ordre des regards : ne pas observer leurs corpus respectifs avec les yeux du monde de l’art – c’est-à-dire au départ des catégories littéraires ou esthétiques – mais regarder le monde de l’art, et le monde en général, au départ de leurs fonds ou de leurs collections. 
 

Salvatore Pirchio, Atelier Blu Cammello, Livorno (I)

Des lieux pour exister | Trinkhall museum

Vernissage le 25.03.2022
26.03.2022 > 23.08.2023

Lors de sa deuxième saison, le musée examine la vaste problématique des lieux. C’est, l’occasion de réféchir cette notion en toutes ses dimensions, qu’elles soient philosophiques, historiques, anthropologiques, voire sociologiques.

Elle sera tout entière habitée par les questions que le présent nous adresse. La collection en témoigne avec une force extraordinaire : dans l’intimité de l’atelier, partout dans le monde et depuis bien avant la crise du coronavirus, les artistes au travail ne cessent de révéler la poétique et la nécessité des lieux. Leur indéfectible loyauté à l’ici, leur souveraine indiférence à l’égard de tout ce qui s’en écarte, la docte ignorance dont ils sont les hérauts, apparaissent aujourd’hui comme autant de réponses sensibles et vibrantes aux inquiétudes qui nous traversent, autant de miroirs qui donnent à voir – avec quelle grâce et quelle assurance – ces lieux réinventés où se logent aux heures sombres des éclats de confiance et d’espoir.

https://trinkhall.museum/votre-visite/informations-pratiques

Jean-Marie Heyligen. Atelier : Home André Livémont, Beloeil (B)

D’entrée de jeu… - Jean-Marie Heyligen | Trinkhall museum

Vernissage 16.09.2022 à 18h
Exposition : 17.09.2022 > 6.04.2023

Jean-Marie Heyligen (Ath, Belgique, 1961) est un artiste polymorphe : peintre, graveur, sculpteur, il se prête depuis plus de quarante ans, avec une infinie patience, au jeu de dire hors-les-mots tout ce qui compte vraiment - des visages effarés, des corps abandonnés et nus, des Indiens d’un autre monde, des chevaliers d’un autre temps, tous embarqués dans l’énigme irrésolue des formes, des traits, des matières, des couleurs, des images et des choses. L’œuvre au long cours de Jean-Marie Heyligen est le bric-à-brac ordonné, sans cesse métamorphosé, de tout ce qui, de l’enfance à l’âge d’homme, secrètement nous traverse.

 

Jean-Marie Heyligen figure également parmi les pionniers de ce que nous appelons, au Trinkhall, le  « mouvement des ateliers ». Résident de la première heure du Home André Livémont (Beloeil), où il réside encore aujourd’hui, il rencontre, en 1980, Bruno Gérard, jeune artiste tout juste engagé par le Home pour y animer un atelier de peinture. Les deux jeunes hommes ont le même âge, une vingtaine d’années. Qui est le maître, qui le disciple ? Nul ne sait. Mais il est certain que les premiers travaux de Jean-Marie Heyligen – leur transparence, leur justesse, leur puissance, leur autonomie mystérieuse -, mettent cul par-dessus tête les attentes et les présupposés de l’apprenti animateur trouvant dès lors, en cet éblouissement, toutes les ressources d’une pédagogie compagne qu’il ne cessera de mettre en œuvre, à Livémont d’abord, puis à la Pommeraie (Ellignies-Sainte-Anne) où il développe depuis trente années l’un des plus importants ateliers européens.

 

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Paul Duhem, Atelier : La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne (B)

Peindre - Paul Duhem | Trinkhall museum

Vernissage le 16.09.2022 à 18h
Exposition : 17.09.2022 > 6.04.2023

Paul Duhem (Blandain, 1919 – Ellignies-Sainte-Anne, 1999) a commencé à peindre sur le tard. Il avait 70 ans quand il franchit pour la première fois les portes de l’atelier de Bruno Gérard, à la Pommeraie, où il résidait depuis déjà une dizaine d’années. Son œuvre, aujourd’hui largement diffusée, est représentée dans de nombreuses collections publiques et privées. Elle tient tout entière dans le geste de dessiner et de peindre ad libitum les mêmes motifs, infiniment repris, toujours identiques et toujours différents, des visages et des portes, essentiellement, les mêmes motifs intérieurs mêmement disposés sur la page – Paul Duhem hoc fecit ! – et chaque fois réenchantés par l’intelligence inépuisée des couleurs et des variations, le geste et le rituel quotidiens de peindre, le même ethos et les mêmes instruments, crayons, pinceaux, équerre et rapporteur, une boîte à sardines, la même, toujours, où sont déposés les pigments. Le matin : trois peintures, et trois autres l’après-midi, ainsi chaque journée d’atelier, pendant dix années, jusqu’au décès de l’artiste, en 1999, le geste de peindre simplement suspendu qui aurait pu infiniment se prolonger. Henri Michaux, dans son bréviaire, Poteaux d’angle, avait donné aux artistes ce simple conseil : « Tenir les rênes courtes ». Peut-on rêver, devant les peintures de Paul Duhem, plus belle résonnance ? Duhem tient les rênes courtes et donne à chacun d’entre nous la liberté d’éprouver, dans la ronde des regards, des visages, des présences, le sentiment de sa propre existence.

 

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