EN COURS À VENIR PASSÉS
Jean-Marie Heyligen. Atelier : Home André Livémont, Beloeil (B)

D’entrée de jeu… - Jean-Marie Heyligen | Trinkhall museum

Vernissage 16.09.2022 à 18h
Exposition : 17.09.2022 > 5.03.2023

Jean-Marie Heyligen (Ath, Belgique, 1961) est un artiste polymorphe : peintre, graveur, sculpteur, il se prête depuis plus de quarante ans, avec une infinie patience, au jeu de dire hors-les-mots tout ce qui compte vraiment - des visages effarés, des corps abandonnés et nus, des Indiens d’un autre monde, des chevaliers d’un autre temps, tous embarqués dans l’énigme irrésolue des formes, des traits, des matières, des couleurs, des images et des choses. L’œuvre au long cours de Jean-Marie Heyligen est le bric-à-brac ordonné, sans cesse métamorphosé, de tout ce qui, de l’enfance à l’âge d’homme, secrètement nous traverse.

 

Jean-Marie Heyligen figure également parmi les pionniers de ce que nous appelons, au Trinkhall, le  « mouvement des ateliers ». Résident de la première heure du Home André Livémont (Beloeil), où il réside encore aujourd’hui, il rencontre, en 1980, Bruno Gérard, jeune artiste tout juste engagé par le Home pour y animer un atelier de peinture. Les deux jeunes hommes ont le même âge, une vingtaine d’années. Qui est le maître, qui le disciple ? Nul ne sait. Mais il est certain que les premiers travaux de Jean-Marie Heyligen – leur transparence, leur justesse, leur puissance, leur autonomie mystérieuse -, mettent cul par-dessus tête les attentes et les présupposés de l’apprenti animateur trouvant dès lors, en cet éblouissement, toutes les ressources d’une pédagogie compagne qu’il ne cessera de mettre en œuvre, à Livémont d’abord, puis à la Pommeraie (Ellignies-Sainte-Anne) où il développe depuis trente années l’un des plus importants ateliers européens.

 

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Paul Duhem, Atelier : La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne (B)

Peindre - Paul Duhem | Trinkhall museum

Vernissage le 16.09.2022 à 18h
Exposition : 17.09.2022 > 5.03.2023

Paul Duhem (Blandain, 1919 – Ellignies-Sainte-Anne, 1999) a commencé à peindre sur le tard. Il avait 70 ans quand il franchit pour la première fois les portes de l’atelier de Bruno Gérard, à la Pommeraie, où il résidait depuis déjà une dizaine d’années. Son œuvre, aujourd’hui largement diffusée, est représentée dans de nombreuses collections publiques et privées. Elle tient tout entière dans le geste de dessiner et de peindre ad libitum les mêmes motifs, infiniment repris, toujours identiques et toujours différents, des visages et des portes, essentiellement, les mêmes motifs intérieurs mêmement disposés sur la page – Paul Duhem hoc fecit ! – et chaque fois réenchantés par l’intelligence inépuisée des couleurs et des variations, le geste et le rituel quotidiens de peindre, le même ethos et les mêmes instruments, crayons, pinceaux, équerre et rapporteur, une boîte à sardines, la même, toujours, où sont déposés les pigments. Le matin : trois peintures, et trois autres l’après-midi, ainsi chaque journée d’atelier, pendant dix années, jusqu’au décès de l’artiste, en 1999, le geste de peindre simplement suspendu qui aurait pu infiniment se prolonger. Henri Michaux, dans son bréviaire, Poteaux d’angle, avait donné aux artistes ce simple conseil : « Tenir les rênes courtes ». Peut-on rêver, devant les peintures de Paul Duhem, plus belle résonnance ? Duhem tient les rênes courtes et donne à chacun d’entre nous la liberté d’éprouver, dans la ronde des regards, des visages, des présences, le sentiment de sa propre existence.

 

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Des lieux pour exister | Trinkhall museum

Vernissage le 25.03.2022
26.03.2022 > 5.03.2023

Lors de sa deuxième saison, le musée examine la vaste problématique des lieux. C’est, l’occasion de réféchir cette notion en toutes ses dimensions, qu’elles soient philosophiques, historiques, anthropologiques, voire sociologiques.

Elle sera tout entière habitée par les questions que le présent nous adresse. La collection en témoigne avec une force extraordinaire : dans l’intimité de l’atelier, partout dans le monde et depuis bien avant la crise du coronavirus, les artistes au travail ne cessent de révéler la poétique et la nécessité des lieux. Leur indéfectible loyauté à l’ici, leur souveraine indiférence à l’égard de tout ce qui s’en écarte, la docte ignorance dont ils sont les hérauts, apparaissent aujourd’hui comme autant de réponses sensibles et vibrantes aux inquiétudes qui nous traversent, autant de miroirs qui donnent à voir – avec quelle grâce et quelle assurance – ces lieux réinventés où se logent aux heures sombres des éclats de confiance et d’espoir.

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