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Le premier Trinkhall, négatif sur verre. Collection Musée Wittert (Université de Liège).

Génies du lieu


L'exposition devait se tenir cet automne, au musée Curtius. Elle est en cours de reprogrammation et sera présentée au Trinkhall au cours du premier semestre 2021.

 

Le nouveau bâtiment du Trinkhall, réalisé par l’atelier d’architecture Beguin-Massart, n’est pas seulement un instrument de travail ou un objet fonctionnel. Il accompagne et soutient, directement, la politique muséale que nous mettons en œuvre. Il en est l’écrin et la vivante expression. Posé comme une lanterne au cœur du parc d’Avroy, parmi les arbres et les sentiers qui donnent à la ville sa respiration, il suggère une manière d’être là, où l’emportent la légèreté, la délicatesse, la transparence et l’accueil. En lui-même, il fait œuvre et il fait sens. Il porte en bannière une philosophie du bâti toute entière inspirée par la poétique des lieux. C’est un grand voile de lumière doucement posé dans le sillage des temps - la ville ancienne et ses bras d’eau, l’assèchement de la rivière au début du XIXe siècle, le dessin et l’aménagement du parc, les arbres qui grandissent, les chemins qui serpentent, la construction d’un pavillon mauresque en 1880, ses usages, ses abandons, son remplacement par le bâtiment moderne des années ’60 et, aujourd’hui, son tout nouvel habit opalin. Le Trinkhall est en son lieu : paysages, émotions, mémoires entrecroisées, la tristesse et la joie des récits, des histoires. Les œuvres qu’il abrite aujourd’hui font secrètement lien avec ces histoires et ces récits, qui sont nôtres, redisant, en d’autres mots, nouveaux, la puissance expressive des mondes fragiles. Le Trinkhall est un musée des arts situés. C’est pourquoi nous lui consacrons une exposition – Génies du lieu -, où nous voulons que tous ces temps dialoguent et se rencontrent.

Pulp(e), 2019. Crédit : Dany Danino.

En abyme


L'exposition est reportée au printemps 2021.

Pour l’ouverture du Trinkhall, le Théâtre de Liège accueille une exposition monographique de Dany Danino. Il est artisan autant qu’artiste contemporain. Il manie et actualise avec beaucoup de sensibilité impressions lithographiques et sérigraphiques, tout en pratiquant le dessin de manière éblouissante, à la pointe sèche, au feutre, au Bic ou à la plume, presque toujours en bleu, couleur-fétiche dont il exploite toutes les nuances. Les motifs qui traversent son iconographie singulière (crânes humains ou animaux, fœtus, portraits déformés, gueules cassées, etc.) mettent en trouble la notion même de visage, confrontent celui-ci à sa vanité, à son animalité, à son étrangeté parfois fantastique, à son évanescence. La scénographie opte pour un accrochage léger de voiles suspendus avec impressions, constituant un espace semi-transparent dans lequel le spectateur peut pénétrer et déambuler à sa guise.



www.theatredeliege.be

Luc Boulangé et Samuel Carriaux, s.t., 40x60, brou de noix et acrylique, collection privée.

Z’avez pas vu mirza ?


L'exposition est reportée au printemps 2021.

Les animateurs d’ateliers sont également des artistes. Ils déploient souvent comme en miroir une œuvre intensément imprégnée de l’expérience qui les lient aux artistes qu’ils accompagnent parfois pendant de très longues années. Qui est le maître de qui ? Nous voulons, au Trinkhall, donner sens à ces influences et à ces contiguïtés singulières. Luc Boulangé, fondateur du Créahm, présente ici quelques aspects d’une œuvre plastique qui ne cesse, depuis quarante ans, d’être bouleversée au contact des artistes porteurs d’un handicap mental.

Yvon Vandycke, Bobo, Peinture, huile et acrylique sur papier marouflé sur bois - Collection privée.

V comme visages, V comme Vandycke


L'exposition, qui devait se tenir au musée de la Boverie au cours de l'été 2020, est reportée à l'hiver 2021-2022.

 

Yvon Vandycke est un peintre expressionniste montois. L’année 2020 correspond au vingtième anniversaire de son décès. C’est l’occasion, pour nous, de rendre justice à cette œuvre trop peu connue en Belgique, en organisant, au musée de la Boverie, une vaste exposition rétrospective. Dans l’œuvre de Vandycke, la condition du corps occupe autant les textes que la peinture, la gravure, le dessin. Le visage tient une place curieuse dans ce contact avec les désordres, les révoltes, les fraternités et les magnificences du corps. Frontière, il est premier : il montre et il cache. Il aveugle aussi au point de disparaître parfois du corps des femmes, femmes sans tête, femmes de dos… Ou, au contraire, il contamine toutes les formes, glissant des yeux dans les plis d'un ventre, dans un fond hanté, dans la figure des rêves.



www.laboverie.com