EN COURS À VENIR PASSÉS
Alain Meert, s.t., acrylique, 271 x 170 cm. Atelier Créahm région wallonne, Liège (B). Collection Trinkhall museum

"Sans titre" | 9ème Biennale Hors Normes, Lyon (F)

Vernissage le 8.09.2021 à 18h30
Exposition : 9.09 > 25.09.2021

 

Le projet d’exposition “sans titre” est né, au temps du coronavirus, dans l’enthousiasme de conversations virtuelles assemblant malgré tout, entre Lyon et Liège, entre la BHN et le Trinkhall, un désir d’existence et de partage. De quoi sommes-nous orphelins ? Des lieux où ne pouvons plus aller ? Mais le confinement auquel nous sommes douloureusement réduits nous invite à repenser l’existence au départ de l’idée des confins, qui évoque à la fois les limites et les lointains. Exister est le verbe qui désigne l’action de se projeter hors de soi, hors de l’endroit où, simplement, l’on se tient. L’existence est une pratique de l’écart. Elle suppose à la fois l’ancrage et l’envol : le mouvement d’une flèche et sa cible indéterminée ! Ce que nous appelons « art » n’est pas autre chose que cela. L’atelier, à nos yeux, en est le laboratoire privilégié, le lieu d’un commun où doucement, silencieusement, naissent les envols, lucioles et libellules dont nos rêves sont peuplés. L’atelier est le lieu d’élection qui permet, bien au-delà de lui-même, de réfléchir et d’éprouver la condition artistique. Les ateliers, à travers le monde, métamorphosent en puissances les fragilités qu’ils accueillent. 

Le Trinkhall abrite plus de trois mille pièces réalisées par des personnes fragiles en contexte d’atelier. Elles viennent du monde entier et ont été patiemment collectées au cours des quarante dernières années. Nous en sommes les gardiens, comme d’un phare éclairant nos inquiétudes et nos espérances d’exister. Aujourd’hui, notre collection s’enrichit de l’œuvre de cinq artistes des ateliers du Créahm Liège (Créativité et handicap mental), avec lesquels le Trinkhall entretient des relations tout électives. Cinq artistes qui ont très fortement marqué l’histoire du Créahm : ensemble et chacun en leur lieu, ils disent, depuis plus de trente ans, la puissance expressive des mondes fragiles. Anny Servais, Patrick Hanocq, Pascal Tassini, Alain Meert et Michel Petiniot, comme la plupart des auteurs d’atelier, ne donnent pas de titre à leurs œuvres. Est-ce d’être indifférents à ce qu’elles peuvent devenir ? Est-ce d’être, eux-mêmes, sans titre ni qualité de convention, comme désencombrés du souci de plaire ou du fardeau d’être soi ? Est-ce d’être ainsi, oeuvrant heure après heure, jour après jour, année après année, au cœur battant du geste d’exister, dont ils disent à la fois la liberté et l’ascèse? Sans titre en bannière, le Trinkhall fait voyage à Lyon !

(L’exposition Sans titre sera également présentée au Trinkhall museum, au printemps 2022)

https://www.art-horslesnormes.org

Jean-Michel Wuilbeaux, Le moral en arc de cercle, 2007, painting on canvas, Paul Duhem Foundation Collection.

À tout n’a rien gagner - Jean-Michel Wuilbeaux | Trinkhall museum


JUSQU'AU 19.09.2021

 

Né à Valenciennes en 1968, Jean-Michel Wuilbeaux fréquente l’atelier de la Pommeraie (Beloeil) depuis 1990. Il y développe une œuvre d’une exceptionnelle densité, œuvre peinte, mais écrite également, à même la toile ou sur des feuilles volantes. Les peintures, les dessins et les mots de Jean-Michel Wuilbeaux courent en liberté parmi les consciences et les idées reçues. Le musée lui consacre sa première exposition monographique, en étroite collaboration avec la Fondation Paul Duhem (www.fondationpaulduhem.eu) et Bruno Gérard, responsable de l’atelier arts plastiques de La Pommeraie.

https://trinkhall.museum/fr/votre-visite/informations-pratiques

Jean-Michel Wuilbeaux, Garde rire au poste, 2017. Atelier : La Pommeraie, Ellignies-Ste-Anne (B), Fondation Paul Duhem.

WUILBEAUX ORATORIO - Thierry Devillers (voix) / Steve Houben (saxophone) / Stephan Pougin (percussions)


Mercredi 15.09.2021 à 20h

La relation entre les images et les mots est omniprésente dans l’œuvre de Jean-Michel Wuilbeaux, l’invention des mots déposés sur la toile qui creusent et révèlent au plus vif le désordre de voir, la jubilation de peindre, sa nécessité, sa violence, sa souffrance et sa joie. De janvier à avril 2017, Wuilbeaux peint une dernière toile, Garde rire au poste, qui revêt aujourd’hui, pour l’œuvre désormais aboutie, une valeur quasi testamentaire. En même temps, dans l’urgence et la difficulté de peindre, il déploie en plus de soixante feuillets un texte d’une extraordinaire puissance, à la fois le soutien et l’envol de la peinture. La poésie de Jean-Michel Wuilbeaux, donnée à entendre pour la première fois dans cet oratorio, court sous la peau, accompagne et mystérieusement déroute l’insatiable désir d’exister, celui de Wuilbeaux et tout aussi bien le nôtre.

Film réalisé à cette accasion par Gaetan Lino : https://vimeo.com/611596932

Fête de la musique 2021

Promenade musicale | Trinkhall museum


Jeudi 17.06.2021 à 18h

Lors de ce "concert promenade" donné au sein du Trinkhall Museum, huit jeunes compositrices et compositeurs issus de la Classe de composition de Michel Fourgon (Conservatoire Royal de Liège) présenteront de courtes créations inspirées par une sélection d’oeuvres exposées dans le musée.
Celles-ci seront interprétées par des étudiantes et des étudiants du Conservatoire.
Chaque composition sera donnée devant, au sein, ou autour des oeuvres plastiques qui les ont fait naître.
Les compositeurs commenteront brièvement les liens, les résonances qui ont présidé à l'aboutissement de leur création.
Le public sera invité à se promener et à emprunter un parcours poétique initié par les musiciens.

Vibrations libres, en correspondance. Et les sons tourneront aussi dans un espace... magique!

 

Réservation souhaitée

www.fetedelamusiqueliege.be

Francisco GOYA (1746-1828) Alla va eso, 1799. Collection: Wittert Museum.

La chambre des ancêtres | Musée Wittert


JUSQU'AU 17 AVRIL 2021

Chez certains peuples-racines, en Afrique ou ailleurs, un espace est dévolu à la rencontre des ancêtres. On y vient rendre hommage à leurs valeurs, s'entretenir avec eux, prendre leurs conseils. C'est sur ce rendez-vous qu'est bâtie cette exposition. Les collections du musée Wittert sont revisitées comme en regardant par-dessus l'épaule du peintre et poète Yvon Vandycke auquel le musée de La Boverie consacrera une grande exposition du 10 septembre au 24 octobre 2021. Ainsi, on retrouvera de Dürer à Ensor ou Spilliaert en passant par Rembrandt et Goya, portraits des autres et visages de soi, dans la farandole des vanités, des masques et de la mort toujours recommencée. Ironie critique et mélancolie, fraternité animale, force des cris muets, grand rire de la vie, tous ceux qui se réveillent ici ont peuplé la pensée et les formes, la manière d'être au monde d'Yvon.

https://www.wittert.uliege.be/cms/c_10359268/fr/musee-wittert

Château de cartes, Polaroïd, 2019. Crédit : Anne De Gelas

Intermède (Un visage de lignes) - Anne De Gelas | La Chataigneraie

14 février 2020, à 18h30
Rencontre avec l’artiste le 21 mars entre 14h et 18h

Dans le cadre des expositions partenaires du Trinkhall museum, l’artiste propose une étape de son travail en cours intitulé « Un visage de lignes » :

"Un visage de lignes … l’autoportrait court les années, reflet du temps qui passe, la vie qui creuse des sillons. L’histoire s’inscrit à même la peau, l’autoportrait raconte.

Un intermède, la maladie.

Apparaissent dans le travail les autres, les amis, la famille. Portraits de ceux qui entourent lorsque le corps lâche, que le miroir se fissure. La reconstruction peut se faire dans les yeux des proches aimants. En eux, se retrouver peu à peu.

Dans ce moment de fragilité, le désir renaît de porter un regard attentif sur de petites choses, souvenirs et objets du quotidien, des miettes éparpillées dans l’appartement. Les poser, les assembler, les photographier, prendre le temps de la convalescence et… continuer " (Anne De Gelas).

www.CWAC.be

Pasteur-guerrier afar, tribu Botdomela, village d’Askoma (Hadar Woleita), Éthiopie, 2008. Crédit : Thomas Chable.

Des jours - Thomas Chable | Galerie Quai 4

12 mars 2020 à 18h
13.03 > 4.04.2020

Dans le cadre des événements d’ouverture du Trinkhall museum, la galerie Quai4 accueille une exposition des extraordinaires portraits réalisés par Thomas Chable en Éthiopie, depuis plus de dix ans. En déclinant encore autrement l’idée de « frontières », cette exposition s’inscrit idéalement dans le cadre général de notre thématique.

« … voilà maintenant presque un mois que tu me demandes un texte sur l’exposition que je vais présenter à la galerie quai 4 au mois de mars 2020. Encore hier, je n’ai pu m’empêcher d’aller dans les bois, trop beau le temps et puis ça nous a permis de déguster le soir, les quelques pieds-de-mouton que l’on avait cueillis. On garde les bolets pour un autre jour. Comme tu peux t’en rendre compte, tout est bon pour contourner et aller voir ailleurs, et voir ailleurs c’est encore ce que je fais de mieux. Là on approche. Il y a quelque chose à dire, mais les mots me manquent. Par contre, il y a des photographies comme celle du lac Tana, faite au petit matin, calme, qui ne dit pas qu’il est une des deux sources du grand Nil. J’y ai fait des rencontres sur le bateau, mais là aussi la photo ne le dit pas, ça n’a d’ailleurs aucune importance, ce qui est important à mes yeux, c’est ce que cette image évoque, ce qu’elle me laisse dans la voix. C’est une petite bricole qui mise bout à bout avec d’autres, finissent par faire une vie et c’est déjà une œuvre en soi. Et encore, je ne parle pas des « accidents », je ne vais quand même pas dévoiler le métier de photographe. C’est de cela dont il sera question chez Quai 4, des photographies que j’ai faites lors de quelques voyages en Éthiopie, voyages sans but prédéfini, juste le plaisir d’être là » (Thomas Chable).

www.quai4.be/galerie

Vauclaire, 2016. Crédit : Hélène Tilman.

Ici le temps s’arrête - Hélène Tilman | Société Libre d’Émulation

18 mars 2020, de 18h à 20h30
DU 19 MARS AU 18 AVRIL 2020

« Ici le temps s’arrête est un projet entamé en 2013 au sein de l’hôpital psychiatrique Vauclaire en Dordogne. Les pavillons de cet hôpital ont été construits à partir de 1919 autour d'une chartreuse datant du XIVe siècle. Ce qui a été un « asile d'aliénés » porte aujourd'hui le nom de « centre hospitalier ». Un siècle de psychiatrie résonne en ses murs. Là-bas, je photographie la complexité du lieu, les patients, leurs regards, douloureux, hallucinés, ou éteints, les marques de leur maladie, leurs cicatrices. Je réfléchis à la visibilité ou l'invisibilité de ces maladies, à la difficulté de ce qu'on ne peut pas voir. A ce que l’on peut montrer, ce qui nous fait honte : les traitements, l'enfermement. Les limites sont fragiles. L’atmosphère varie entre mystique et médicale, elle est rapidement changeante, mais reste ancrée dans une temporalité à part, un espace-temps différent, parallèle au notre, au monde du dehors » (Hélène Tilman). Les installations de l’artiste, en mobilisant la photographie, le son et la vidéo, évoquent la complexité du soin de la « folie », l’enfermement, la souffrance, mais également la beauté, la force et la douceur de l’être humain.

www.emulation-liege.be