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Alain Meert, s.t., acrylique, 271 x 170 cm. Atelier Créahm région wallonne, Liège (B). Collection Trinkhall museum

"Sans titre" | 9ème Biennale Hors Normes, Lyon (F)

Opening night: 8 September 2021
Exhibition: 9 september > 31 October 2021

 

The Untitled exhibition project began during the Coronavirus period, through enthusiastic virtual conversations between Lyon and Liège and between BHN and the Trinkhall, about survival and collaboration. What are we being deprived of? Places where we are no longer allowed to go? But the lockdown to which we have been so cruelly reduced encourages us to rethink the original concept of boundaries, which evokes both limitations and freedom. The verb “to exist” indicates the act of projecting yourself outside your being, out of the place where you are simply standing. Existence is a spatial experience. It implies being anchored down, but also flying away: the movement of an arrow and its indeterminate target! What we call “art” is no different to this. We see the workshop as a privileged laboratory, the place of shared experience where, slowly and silently, the flights, fireflies and dragonflies of our dreams are created. The workshop is the place we have chosen that allows us to reflect on and feel the artistic condition even beyond its walls. Workshops across the world transform the vulnerability they accommodate into power.

The Trinkhall houses over three thousand pieces all created by vulnerable people in a workshop context. The works come from all over the world and have been patiently collected over the last forty years. We watch over them like a lighthouse illuminating our existential worries and hopes. Our collection has now been expanded by the work of five artists from the Walloon region Créahm (Creativity and learning disability) all selected by the Trinkhall. Five very key artists in the Créahm’s history: Together and individually, for over thirty years, they have conveyed the expressive power of fragile worlds. Anny Servais, Patrick Hanocq, Pascal Tassini, Alain Meert and Michel Petiniot, like most of the workshop creators, do not assign titles to their work. Are they indifferent to what they may become? Is it because they themselves have no title or conventional standards, as if they are unimpeded by the need to please or by the burden of being themselves? Is being like this, working hour after hour, day after day, year after year, their heart’s beating from the act of existing, why they speak of both freedom and asceticism? Under the headline Untitled, the Trinkhall is heading for Lyon!

(The Untitled exhibition will also be shown at the Trinkhall Museum in spring, 2022)

https://www.art-horslesnormes.org

Jean-Michel Wuilbeaux, Le moral en arc de cercle, 2007, painting on canvas, Paul Duhem Foundation Collection.

À tout n’a rien gagner, Jean-Michel Wuilbeaux - at the Trinkhall Museum

Born in Valenciennes in 1968, Jean-Michel Wuilbeaux has been attending the Pommeraie (Beloeil) workshop since 1990 where he has been developing an exceptionally dense piece, painted, but also written, on canvas or loose sheets of paper. Jean-Michel Wuilbeaux's paintings, drawings and words run free among consciences and preconceived ideas. The museum’s first monographic exhibition is dedicated to him, in close collaboration with the Paul Duhem Foundation (www.fondationpaulduhem.eu) and Bruno Gérard, head of the Plastic Arts workshop at the Pommeraie.

https://trinkhall.museum/fr/votre-visite/informations-pratiques

Jean-Michel Wuilbeaux, Garde rire au poste, 2017. Atelier : La Pommeraie, Ellignies-Ste-Anne (B), Fondation Paul Duhem.

WUILBEAUX ORATORIO - Thierry Devillers (voix) / Steve Houben (saxophone) / Stephan Pougin (percussions)

La relation entre les images et les mots est omniprésente dans l’œuvre de Jean-Michel Wuilbeaux, l’invention des mots déposés sur la toile qui creusent et révèlent au plus vif le désordre de voir, la jubilation de peindre, sa nécessité, sa violence, sa souffrance et sa joie. De janvier à avril 2017, Wuilbeaux peint une dernière toile, Garde rire au poste, qui revêt aujourd’hui, pour l’œuvre désormais aboutie, une valeur quasi testamentaire. En même temps, dans l’urgence et la difficulté de peindre, il déploie en plus de soixante feuillets un texte d’une extraordinaire puissance, à la fois le soutien et l’envol de la peinture. La poésie de Jean-Michel Wuilbeaux, donnée à entendre pour la première fois dans cet oratorio, court sous la peau, accompagne et mystérieusement déroute l’insatiable désir d’exister, celui de Wuilbeaux et tout aussi bien le nôtre.

Film réalisé à cette accasion par Gaetan Lino : https://vimeo.com/611596932

Fête de la musique 2021

Promenade musicale | Trinkhall museum

Lors de ce "concert promenade" donné au sein du Trinkhall Museum, huit jeunes compositrices et compositeurs issus de la Classe de composition de Michel Fourgon (Conservatoire Royal de Liège) présenteront de courtes créations inspirées par une sélection d’oeuvres exposées dans le musée.
Celles-ci seront interprétées par des étudiantes et des étudiants du Conservatoire.
Chaque composition sera donnée devant, au sein, ou autour des oeuvres plastiques qui les ont fait naître.
Les compositeurs commenteront brièvement les liens, les résonances qui ont présidé à l'aboutissement de leur création.
Le public sera invité à se promener et à emprunter un parcours poétique initié par les musiciens.

Vibrations libres, en correspondance. Et les sons tourneront aussi dans un espace... magique!

 

Réservation souhaitée

www.fetedelamusiqueliege.be

Francisco GOYA (1746-1828) Alla va eso, 1799. Collection: Wittert Museum.

The Ancestors' Room - at the Wittert Museum


UNTIL APRIL 17, 2021

Certain indigenous people, in Africa or elsewhere, have a space reserved for meeting their ancestors. People go there to pay tribute to their values, converse with them and take their advice. This exhibition is built around this meeting. The Wittert Museum collections are revisited as though looking over the shoulder of the painter and poet Yvon Vandycke who will have a major exhibition dedicated to him at La Boverie Museum from 10 September to 24 October, 2021. There will be portraits on display by everyone form Dürer, Ensor or Spilliaert via Rembrandt and Goya, depicting their own or other faces in an array of vanity, masks and repeated death. Critical irony and melancholy, animal fraternity, the strength of muted cries, the great laughter of life, all the things reawakened here have inhabited the thoughts and shapes, the way of being in Yvon's world.

https://www.wittert.uliege.be/cms/c_10359268/fr/musee-wittert

Château de cartes, Polaroïd, 2019. Crédit : Anne De Gelas

Intermède (Un visage de lignes) - Anne De Gelas | La Chataigneraie

Dans le cadre des expositions partenaires du Trinkhall museum, l’artiste propose une étape de son travail en cours intitulé « Un visage de lignes » :

"Un visage de lignes … l’autoportrait court les années, reflet du temps qui passe, la vie qui creuse des sillons. L’histoire s’inscrit à même la peau, l’autoportrait raconte.

Un intermède, la maladie.

Apparaissent dans le travail les autres, les amis, la famille. Portraits de ceux qui entourent lorsque le corps lâche, que le miroir se fissure. La reconstruction peut se faire dans les yeux des proches aimants. En eux, se retrouver peu à peu.

Dans ce moment de fragilité, le désir renaît de porter un regard attentif sur de petites choses, souvenirs et objets du quotidien, des miettes éparpillées dans l’appartement. Les poser, les assembler, les photographier, prendre le temps de la convalescence et… continuer " (Anne De Gelas).

www.CWAC.be

Pasteur-guerrier afar, tribu Botdomela, village d’Askoma (Hadar Woleita), Éthiopie, 2008. Crédit : Thomas Chable.

Des jours - Thomas Chable | Galerie Quai 4

Dans le cadre des événements d’ouverture du Trinkhall museum, la galerie Quai4 accueille une exposition des extraordinaires portraits réalisés par Thomas Chable en Éthiopie, depuis plus de dix ans. En déclinant encore autrement l’idée de « frontières », cette exposition s’inscrit idéalement dans le cadre général de notre thématique.

« … voilà maintenant presque un mois que tu me demandes un texte sur l’exposition que je vais présenter à la galerie quai 4 au mois de mars 2020. Encore hier, je n’ai pu m’empêcher d’aller dans les bois, trop beau le temps et puis ça nous a permis de déguster le soir, les quelques pieds-de-mouton que l’on avait cueillis. On garde les bolets pour un autre jour. Comme tu peux t’en rendre compte, tout est bon pour contourner et aller voir ailleurs, et voir ailleurs c’est encore ce que je fais de mieux. Là on approche. Il y a quelque chose à dire, mais les mots me manquent. Par contre, il y a des photographies comme celle du lac Tana, faite au petit matin, calme, qui ne dit pas qu’il est une des deux sources du grand Nil. J’y ai fait des rencontres sur le bateau, mais là aussi la photo ne le dit pas, ça n’a d’ailleurs aucune importance, ce qui est important à mes yeux, c’est ce que cette image évoque, ce qu’elle me laisse dans la voix. C’est une petite bricole qui mise bout à bout avec d’autres, finissent par faire une vie et c’est déjà une œuvre en soi. Et encore, je ne parle pas des « accidents », je ne vais quand même pas dévoiler le métier de photographe. C’est de cela dont il sera question chez Quai 4, des photographies que j’ai faites lors de quelques voyages en Éthiopie, voyages sans but prédéfini, juste le plaisir d’être là » (Thomas Chable).

www.quai4.be/galerie

Vauclaire, 2016. Crédit : Hélène Tilman.

Ici le temps s’arrête - Hélène Tilman | Société Libre d’Émulation

« Ici le temps s’arrête est un projet entamé en 2013 au sein de l’hôpital psychiatrique Vauclaire en Dordogne. Les pavillons de cet hôpital ont été construits à partir de 1919 autour d'une chartreuse datant du XIVe siècle. Ce qui a été un « asile d'aliénés » porte aujourd'hui le nom de « centre hospitalier ». Un siècle de psychiatrie résonne en ses murs. Là-bas, je photographie la complexité du lieu, les patients, leurs regards, douloureux, hallucinés, ou éteints, les marques de leur maladie, leurs cicatrices. Je réfléchis à la visibilité ou l'invisibilité de ces maladies, à la difficulté de ce qu'on ne peut pas voir. A ce que l’on peut montrer, ce qui nous fait honte : les traitements, l'enfermement. Les limites sont fragiles. L’atmosphère varie entre mystique et médicale, elle est rapidement changeante, mais reste ancrée dans une temporalité à part, un espace-temps différent, parallèle au notre, au monde du dehors » (Hélène Tilman). Les installations de l’artiste, en mobilisant la photographie, le son et la vidéo, évoquent la complexité du soin de la « folie », l’enfermement, la souffrance, mais également la beauté, la force et la douceur de l’être humain.

www.emulation-liege.be