Ouverture du
TRINKHALL MUSEUM

anciennement MADmusée

En mars 2020, le Trinkhall Museum
ouvrira les portes de son nouveau bâtiment.

Le Trinkhall Museum c’est la collection internationale du Créahm, Région wallonne.
Un ensemble de près de 3000 œuvres produites par tous les ateliers qui, dans le monde, ont pour objectif de révéler et de déployer des formes d'art produites par des personnes handicapées mentales.

Le Trinkhall Museum c’est un riche fonds documentaire sur les expressions artistiques dites hors-normes : art brut, outsider art, art en marge, etc.

Le musée est un lieu d’échanges et de confrontations pluridisciplinaires. Le service de médiation et le centre de documentation vous y accueillent dans une démarche de réflexion et de participation.
mediation@trinkhall.museum / centredoc@trinkhall.museum

UN NOUVEAU BÂTIMENT

Le projet de réhabilitation et d’extension du bâtiment est porté par la Ville de Liège et l’asbl Créahm qui, depuis quarante ans, défend dans une perspective novatrice et engagée l’expression artistique des personnes porteuses d’un handicap mental. Le Trinkhall Museum bénéficie de l’accompagnement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Infrastructures culturelles & Patrimoine). Le Trinkhall est un musée de catégorie B reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles

Le nouveau musée rencontre toutes les exigences fonctionnelles d’un musée d’aujourd’hui. Avec plus de 600 m2 de surface d’exposition, une espace librairie, un centre de documentation, un espace de rencontre et d’activités pédagogiques et tous les locaux techniques nécessaires à la conservation des oeuvres, le Trinkhall s’inscrit dans une nouvelle dynamique.

LA PROGRAMMATION DU TRINKHALL MUSEUM

04.12 > 06.12.2019
Colloque Penser les arts situés

En partenariat avec ULiège

La notion d’arts situés définit la politique muséale du Trinkhall. Elle repose sur un mode de perception et de compréhension des œuvres qui intègre la dimension fondamentale de leurs environnements : une œuvre d’art est un système de relations localisées dont l’expression esthétique est le moyen et l’effet. Toute œuvre d’art, en ce sens, est située. Mais certaines, plus que d’autres, étant donné leur apparente singularité ou leur relative marginalité, font entendre plus fortement la voix de leur situation.

Le colloque Penser les arts situés se propose de soumettre à la discussion la notion « d’arts situés », susceptible d’apporter un éclairage renouvelé sur la perception des œuvres d’art et leur mise en usage, notamment, dans un contexte muséal.

Télécharger le programme

Les actes du colloques seront publiés en 2020 et téléchargeable sur ce site !

15.02 > 29.03.2020
Un visage de lignes... Intermède

Anne de Gelas à La Chataigneraie

Chaussée de Ramioul, 19 à Flémalle
De 14h à 18h sauf le mardi de 14h à 17h, ou sur rendez-vous
Fermé les lundis, jeudis et jours fériés.
Accès libre

Vernissage de l’exposition : 14 février 2020, à 18h30.

Dans le cadre des expositions partenaires du Trink-Hall museum, Anne de Gelas propose une étape de son travail en cours intitulé Un visage de lignes :

Un visage de lignes … l’autoportrait court les années, reflet du temps qui passe, la vie qui creuse des sillons. L’histoire s’inscrit à même la peau, l’autoportrait raconte.

Un intermède, la maladie.
Apparaissent dans le travail les autres, les amis, la famille. Portraits de ceux qui entourent lorsque le corps lâche, que le miroir se fissure. La reconstruction peut se faire dans les yeux des proches aimants. En eux, se retrouver peu à peu. Dans ce moment de fragilité, le désir renaît de porter un regard attentif sur de petites choses, souvenirs et objets du quotidien, des miettes éparpillées dans l’appartement. Les poser, les assembler, les photographier, prendre le temps de la convalescence et …continuer (Anne de Gelas).


Photographe depuis plus de trente ans, originaire de Bruxelles, Anne De Gelas compte à son actif près d’une vingtaine d’expositions personnelles et un grand nombre d’expositions collectives, en Belgique et à l’étranger. Son travail, majoritairement photographique, articule aux images des textes et des dessins. Interrogeant le corps, l’absence, la solitude, les meurtrissures du temps et de la maladie, c’est toujours, en creux de l’œuvre, la puissance du désir et des liens que montre Anne De Gelas.

13.03 > 13.06.2020
Des jours.

Thomas CHABLE à la galerie Quai 4

Quai Churchill 4, 4020 Liège
Du jeudi au samedi de 14h30 à 18h30 ou sur rendez-vous. Accès libre.

Vernissage de l’exposition : 12 mars 2020 à 18h.

La galerie Quai4 accueille une exposition des extraordinaires portraits réalisés par Thomas Chable en Éthiopie, depuis plus de dix ans. En déclinant encore autrement l’idée de « frontières », elle s’inscrit idéalement dans le cadre général de la thématique du Visage.

« … Il y a quelque chose à dire mais les mots me manquent. Par contre, il y a des photographies comme celle du lac Tana, faite au petit matin, calme, qui ne dit pas qu’il est une des deux sources du grand Nil. J’y ai fait des rencontres sur le bateau, mais là aussi la photo ne le dit pas, ça n’a d’ailleurs aucune importance, ce qui est important à mes yeux, c’est ce que cette image évoque, ce qu’elle me laisse dans la voix. C’est une petite bricole qui mise bout à bout avec d’autres, finissent par faire une vie et c’est déjà une œuvre en soi. Et encore, je ne parle pas des « accidents », je ne vais quand-même pas dévoiler le métier de photographe. C’est de cela dont il sera question chez Quai 4, des photographies que j’ai faites lors de quelques voyages en Éthiopie, voyages sans but prédéfini, juste le plaisir d’être là » (Thomas Chable).

Thomas CHABLE
Né à Bruxelles en 1962, Thomas Chable étudie la photographie à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Luc (Liège). Avec plus de trente expositions individuelles à son actif, Thomas Chable est également l’auteur de plusieurs publications, parmi lesquelles les très appréciés Odeurs d’Afrique (2001), Brûleurs (2006) ou encore Salomé (2012). Il a remporté, notamment, le Prix de la Communauté française de Belgique (1994) et le Prix Photographie Ouverte du Musée de la Photographie à Charleroi (1995).

19.03 > 18.04.2020
Ici le temps s’arrête

Hélène TILMAN à la Société Libre d’Émulation

9, rue Charles Magnette – 4000 Liège.
Mercredi > samedi de 14h à 18h.
Ouverture exceptionnelle le dimanche 22 mars de 14h à 18h. Accès libre

Vernissage : 18 mars 2020.

« Ici le temps s’arrête est un projet entamé en 2013 au sein de l’hôpital psychiatrique Vauclaire en Dordogne. Les pavillons de cet hôpital ont été construits à partir de 1919 autour d'une chartreuse datant du XIVe siècle. Ce qui a été un « asile d'aliénés » porte aujourd'hui le nom de « centre hospitalier ». Un siècle de psychiatrie résonne en ses murs. Là-bas, je photographie la complexité du lieu, les patients, leurs regards, douloureux, hallucinés, ou éteints, les marques de leur maladie, leurs cicatrices. Je réfléchis à la visibilité ou l'invisibilité de ces maladies, à la difficulté de ce qu'on ne peut pas voir. A ce que l’on peut montrer, ce qui nous fait honte : les traitements, l'enfermement. Les limites sont fragiles.» (Hélène Tilman).

Les installations de l’artiste, en mobilisant la photographie, le son et la vidéo, évoquent la complexité du soin de la « folie », l’enfermement, la souffrance, mais également la beauté, la force et la douceur de l’être humain.

Hélène Tilman
Hélène Tilman est une artiste française, diplômée de l'École des Beaux-Arts de Paris en 2004. Photographe plasticienne, elle mêle divers médias dans ses installations, le son, la vidéo mais aussi la sculpture ou le dessin. Elle s'intéresse aux marges de la société, aux "mondes parallèles", tout proches mais aux frontières étanches. Après avoir documenté pendant plusieurs années les cités de banlieue et ses habitants, son travail s'est tourné vers le monde de l'hôpital, en particulier celui de la psychiatrie.

20.03.2020
Ouverture du TRINKHALL MUSEUM

21.03 > 30.08.2020
EXPOSITIONS

VISAGES/FRONTIÈRES

La première saison du Trinkhall est consacrée à la thématique du visage. La collection en offre une illustration d’une bouleversante intensité. Au cœur du musée, les visages de la collection dialoguent avec un crâne surmodelé de Nouvelle-Guinée - Papouasie, un autoportrait de Rembrandt, une figure bricolée de Louis Pons, une lithographie de Bengt Lindström ou de James Ensor, … Des artistes contemporains reprennent aussi en images les questions que leur adressent les visages de la collection. L’exposition « visages/frontières » est une machine à éprouver, à vivre et à penser les vertiges de l’identité.


À TOUT N’A RIEN GAGNER

Jean-Michel Wuilbeaux

Jean-Michel Wuilbeaux fréquente l’atelier de la Pommeraie (Beloeil) depuis 1990. Il y développe une œuvre d’une exceptionnelle densité, œuvre peinte, mais écrite également, à même la toile ou sur des feuilles volantes. Le musée lui consacre sa première exposition monographique, en étroite collaboration avec la Pommeraie et son responsable de l’atelier arts plastiques, Bruno Gérard.

21 & 22.03.2020
Weekend ouverture TRINKHALL MUSEUM

Performances, visites guidées, ateliers créatifs, ambiance musicale,…

Accès gratuit - Réservation souhaitée : info@trinkhall.museum

UN NOUVEAU NOM

Trink-Hall est un dérivé du mot allemand Trinkhalle, dont le sens original est "salle à boire". Il s'agit d'un bâtiment généralement fermé, près des sources locales, dans un complexe thermal. Dans ce bâtiment, de l'eau fraîche et curative est distribuée aux clients du spa. L'histoire de la halle à boire est directement liée au développement de la cure de puits.

Le "Trink-Hall" du Parc d'Avroy, dont la première construction date de 1880, était bien plus qu'un lieu de dégustation, car il s'y trouvait entre autres une salle de billards, une salle de danse, des séances de cinéma y avaient également lieu. C'était un lieu de divertissement fort apprécié d'une certaine clientèle bourgeoise. C’est dans le bâtiment de style moderne (1963) que s’installera le Créahm, début des années 1980.

Trinkhall désigne un lieu, une identité parfaitement ancrée dans l’histoire de la ville, où s’entremêlent les récits des trois pavillons qui se sont succédés depuis la fin du XIXème siècle. Ce changement de nom procède également de la volonté de se démarquer de l’appellation art différencié qui n’a eu de cesse de questionner mais qui stigmatisait quelque peu les productions des ateliers.