Le Trinkhall est ouvert

Dès mercredi, 2 décembre, le Trinkhall ouvre à nouveau ses portes. Nous en sommes très heureux et nous réjouissons de vous retrouver en nos murs. Puisse le musée faire doucement obstacle aux mélancolies qui, en ces temps d’incertitude, s’insinuent dans nos vies et nous laissent orphelins d’un commun véritable.

Réservation souhaitée

Alain Meert et Patrick Marczewski, Le musée idéal, technique mixte, 290 x 185 x 80 cm , 2019. Atelier : Créahm Liège (BE) ©M.Thies/collection trinkhallmuseum

Le musée idéal

Le musée idéal est une œuvre réalisée tout au long de l’année 2019 par un des artistes phares des ateliers du Créahm, Alain Meert, en vue de l’ouverture du Trinkhall. L’artiste a répondu à la question que nous lui avions adressée - Qu’est-ce qu’un musée ? -, par le moyen d’un galion, toutes voiles dehors, où s’exposent nonchalamment dessins, peintures et sculptures. C’est un théâtre de papiers, de cartons, d’objets, présences multipliées, insolites et familières qui se logent exactement dans l’entre-deux des consciences. Le monde entier qui tient dans un bateau : l’arche d’Alain Meert. Et c’est un musée, comme nous le voulons, qui navigue en rêvant parmi les idées, les formes et les émotions. Capitaine de vaisseau, Alain Meert est un pirate. Puissions-nous, au Trinkhall, nous laisser conduire par ses mille sabords et ses hissez ho !

La lettre du Trinkhall

Expériences de la médiation

Le temps du confinement et de nos premiers cabotages nous auront, d’une certaine manière, été utiles. Ils nous ont permis d’éprouver avec plus d’intensité le sens de notre projet. Recevant nos premiers visiteurs, partageant leur émotion, retrouvant en nos murs le commun dont le virus nous rend orphelins, nous percevons mieux aujourd’hui nos raisons d’être, d’agir et de penser. Qu’est-ce qu’un musée sinon cela qui rend possibles le partage et la confrontation ? Sinon, au sens le plus fort du terme, un lieu et un instrument de médiation ?

Dans l’intimité de notre musée juste entrouvert après le premier confinement, dans l’intimité des visites que nous commencions à recevoir, nous nous rendions compte des significations multipliées du mot médiation – non pas seulement l’acte de traduire, ou son habileté, son opportunité, sa nécessité éventuelle, mais la qualité également, combien plus riche et exigeante, plus inquiète, d’être présent, la qualité d’être au milieu et de prendre soin, qui sont les deux racines du mot médiation. Nous nous rendions compte que cette idée de la médiation, loin de désigner une seule dimension de nos activités, irriguait au contraire l’ensemble du dispositif que nous avions rêvé et dont nous étions en train de prendre la mesure. La scénographie des expositions Visages/frontières ? Un acte de médiation, évidemment, créant un milieu où s’échangent des regards, des émotions, des savoirs, des volontés. Le bateau d’Alain Meert ? Un instrument de médiation jouant en riant, pour les enfants, pour les adultes, la puissance expressive des mondes fragiles. Les murs du musée, les parois opalines où s’échangent le dedans et le dehors, l’ombre projetée du cèdre du Liban, les temps qui se mêlent dans la poésie des apparences et des lumières ? Médiation, encore, médiation des lieux, des présences, des histoires. Le bureau d’accueil du musée, l’ambassade des mots, des visages et des gestes ? Médiation, évidemment, au plus vif de ce que nous cherchons à rendre possible…

 

Très cordialement à vous,

Carl Havelange et Raymond Kenler.

les partenaires du musée
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