Le Trinkhall est en pause

Le musée, à nouveau, est obligé de fermer ses portes, crise sanitaire oblige... Vivement, bientôt, vous retrouver en nos murs! Puisse d'ici là notre atelier de reproduction, désormais en service, être l'instrument d'une relation continuée - et incarnée! - avec les oeuvres que nous abritons.

 

Alain Meert et Patrick Marczewski, Le musée idéal, technique mixte, 290 x 185 x 80 cm , 2019. Atelier : Créahm Liège (BE) ©M.Thies/collection trinkhallmuseum

Le musée idéal

Le musée idéal est une œuvre réalisée tout au long de l’année 2019 par un des artistes phares des ateliers du Créahm, Alain Meert, en vue de l’ouverture du Trinkhall. L’artiste a répondu à la question que nous lui avions adressée - Qu’est-ce qu’un musée ? -, par le moyen d’un galion, toutes voiles dehors, où s’exposent nonchalamment dessins, peintures et sculptures. C’est un théâtre de papiers, de cartons, d’objets, présences multipliées, insolites et familières qui se logent exactement dans l’entre-deux des consciences. Le monde entier qui tient dans un bateau : l’arche d’Alain Meert. Et c’est un musée, comme nous le voulons, qui navigue en rêvant parmi les idées, les formes et les émotions. Capitaine de vaisseau, Alain Meert est un pirate. Puissions-nous, au Trinkhall, nous laisser conduire par ses mille sabords et ses hissez ho !

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Avec le trinkhall

Le Trinkhall, comme toutes les institutions culturelles, doit fermer ses portes après seulement quelques mois d’ouverture. Mais nous restons actifs. Vous êtes très nombreux à nous avoir rendu visite : vos commentaires et votre enthousiasme n’ont cessé de nous encourager. Nous voulons que le Trinkhall soit un lieu de débats, d’expériences, d’émotions et de pensées partagées. La crise sanitaire que nous traversons – les contraintes qu’elle impose à chacun d’entre nous, les significations dont elle est porteuse, les questions qu’elle suscite, l’incertitude en laquelle elle nous tient -, nous confirme plus que jamais dans notre projet : autour du programme des « arts situés », défendre la « puissance expressive des mondes fragiles ».

Nous reprogrammons peu à peu les expositions partenaires qui avaient dû être annulées au printemps dernier – et dont certaines, à nouveau, devront être postposées. Celle d’Hélène Tilman – Ici le temps s’arrête – vient de prendre fin à la galerie de l’Émulation. Une autre, La Chambre des ancêtres, avait ouvert ses portes le 12 octobre au musée Wittert. Elle nous importe tout particulièrement dans la mesure où elle est l’expression d’un partenariat très étroit entre le Trinkhall et l’Université de Liège. Au cœur du musée et dans la Chambre des ancêtres, l’extraordinaire collection d’oeuvres anciennes de l’université nous permet de penser la question du visage dans toute son épaisseur historique.

Nous restons actifs. C’est-à-dire que nous continuons à réfléchir notre rôle et notre identité. Nous allons mettre à profit les semaines qui viennent pour affermir nos projets, que nous tenons tous en réserve. Nous fermons nos portes avec tristesse. Mais, sans précipitation, avec douceur, nous continuons de progresser, soucieux d’une intelligence collective accordée aux temps difficiles que, tous, nous traversons. Plus que jamais nous préférons à « l’orgueil de la conquête, la modestie de l’accueil ». Et plus que jamais nous suivons ce fil d’Ariane qui nous invite, avec le Trinkhall, à réfléchir et à éprouver la « condition artistique ».

Á tous, nous souhaitons le meilleur.

Carl Havelange
Directeur artistique

les partenaires du musée
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